BILAN : La robe Betty #2020 #semaine10

Cette semaine, je vous propose d’inaugurer une nouvelle catégorie que j’intitulerai sobrement « Que sont-ils devenus ? ».

Éclaircissons d’emblée ce que recouvrera cette thématique : si vous espérez y lire des nouvelles exclusives d’anciennes gloires de la télé-réalité, désolée mais il va falloir continuer à aller potasser Voici chez votre coiffeuse.

Non, l’idée est de faire ici le bilan de la vie (et souvent, hélas, de la mort) de certains vêtements que j’ai pu coudre par le passé. Pourquoi ? Parce que la blogueuse couture (moi la première) est prompte à se jeter sur le mode selfie de son téléphone pour publier son « dernier p’tit top en double gaze cousu d’après the patron de chez Machin Truc ».

(… pour en savoir plus sur ma détestation de la double gaze, viens par là).

Mais plus rares sont les retours sur la durée : portabilité, confort, résistance… Bref, ce que devient le vêtement quand il quitte les spotlights des réseaux pour entrer dans l’ombre de la garde-robe. Eléonore Klein, notre héroïne à toutes (et l’une des créatrices que j’admire le plus), avait commencé un blog un peu dans cette thématique : The Wearability Project, mais qu’elle n’alimente plus (peut-être parce que c’était trop dur à prononcer, déjà ?…)

Pour ma part, c’est l’une des plus grandes problématiques de ma vie de couturière : des réalisations pas toujours aussi durables que je l’espérais benoîtement quand je les ai fabriquées.

Pourquoi, ô pourquoi cette douloureuse éphémérité qui semble frapper de son sceau nos fragiles existences ?!! Question lancinante que je m’en vais explorer avec vous, car c’est moins cher que les 50 balles d’une séance de psy.

L’autre raison de cette envie de revenir sur mon passé couturier, c’est que j’ai supprimé l’année dernière les vieux articles de ce blog, qui remontaient jusqu’à 2012. Dans un vent de renouveau bloguesque, je les avais mis dans la corbeille de WordPress en me disant « je verrai bien si je les réhabilite plus tard ». Et vous savez ce qu’il fait, WordPress, avec le contenu de la corbeille ?!!… IL LE DÉTRUIT. Non mais c’est QUOI ce monde où un ordinateur prend des décisions aussi importantes à ma place ?!! WordPress, je me rebelle contre ton arbitraire qui veut me refuser le droit de tergiverser !! (… Bon, si tu veux savoir ce que signifie « mauvaise foi », voici l’article où je parlais de cette suppression – mais si on n’a plus le droit de changer d’avis, hein !!!)

Bref. Entrons dans le vif du sujet avec cette robe cousue en mai 2013 :

Ha oui… J’avais oublié de vous prévenir. Avant d’atteindre la lumière au bout du tunnel, en acceptant le fait que mon salut capillaire passait par la tondeuse, j’ai eu de longues années d’errance chevelue. Là, en 2013, j’étais dans une phase de déni total où je me prenais pour un Playmobil. N’en parlons pas davantage, c’est encore trop douloureux.

Cette robe provient d’un patron Burda du mois d’août 2012, qui avait plu à beaucoup de couturières car j’en avais vu moult versions à l’époque.

Souvenez-vous : en 2013, nous étions en plein succès de la série Mad Men, qui raconte le quotidien d’une agence publicitaire new-yorkaise dans les années 1950-60. Et bien sûr, nous voulions toute une jolie robe rétro façon Betty Draper (la blonde ci-dessous) pour assortir à notre cuisine en formica, notre mise en plis, nos lunettes papillon et notre mari infidèle.

7 ans après sa réalisation, l’heure est venue de compter les points pour ma robe Betty.

1/ CONFORT ET BONHEUR A PORTER : 2/5

Le seyant était bon à l’époque et il l’est toujours (à peu près), bien que le tissu semble avoir étrangement rétréci dans la zone de la taille car la robe est plus ajustée – aucune explication à ce mystère, pour ma part…

Mais le gros souci de cette robe a été, dès le départ, son coton trop léger (une popeline) qui se froisse rien qu’en le regardant. Je sors de chez moi dans cette robe, je suis pimpante, mes talons claquent, les oiseaux chantent… Je m’assois dans la voiture, je mets la ceinture, je conduis 15 minutes… Et à la sortie, je suis chiffonnée comme un vieux Kleenex, je suis déprimée, mon mascara a coulé et il grêle. Voilà l’effet que m’a fait cette robe à chaque fois que je l’ai portée : l’impossibilité de me sentir « nette » pendant plus de 15 minutes.

2/ PERTINENCE DANS MA GARDE-ROBE : 1/5

HA. On touche là au cœur du problème. La mode fifties, c’est quand même la glorification de la femme-sablier dans toute sa féminité : poitrine gironde, taille de guêpe et fessier rebondi. Moi, j’ai arrêté de me laisser pousser les seins vers 1997, et jusqu’à ce que ma grossesse me rapproche de la partie basse du sablier, j’ai toujours eu autant de courbes qu’un bâton. Au-delà de la seule question de morphologie, j’ai identifié progressivement les tendances stylistiques qui me correspondent le mieux , et le look surféminin Mad Men n’en fait pas partie. Aujourd’hui, mes fondamentaux de la mode me portent vers l’esprit androgyne, le masculin-féminin, les lignes droites, les coupes officier… Et puis ce tissu était trop marqué, avec une identité visuelle trop forte : le vieux rose, les pois marron… Cette robe était une erreur de casting stylistique. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard : je n’avais jamais le bon gilet pour l’accompagner, jamais les bonnes chaussures, etc. Donc au final, je ne l’ai pratiquement pas portée.

3/ QUALITÉ TECHNIQUE ET TENUE DANS LA DURÉE : 4/5

La fermeture éclair invisible ne l’était pas tout à fait, les parementures bricolées n’étaient pas irréprochables, mais c’était une bonne réalisation pour mon niveau de l’époque (3 années de pratique). Les modifications que j’avais choisies d’apporter (plis plats à la taille au lieu des fronces du patron) ne fonctionnaient pas trop mal, il me semble. Après, difficile de juger objectivement de la résistance au temps : les coutures ne risquaient pas de craquer puisque la robe a passé le plus clair de ces 7 années sur un cintre (voire dans un sac).

4/ AVONS-NOUS UN AVENIR ENSEMBLE ? 1/5

Bien sûr que non. Je n’ai même pas envie de tailler dedans pour réutiliser le tissu, c’est dire. Peut-être une petite robe pour la petite… PAR CONTRE : je me donne quand même un point pour le choix du patron qui lui, a été plus que validé puisque je l’ai réutilisé ensuite pour deux autres robes. Une grise en molleton avec appliqué inversé (2015), qui aura droit un jour à son propre article de bilan ; et une noire en maille type milano, qui est ma Petite Robe Noire Officielle pour toutes les occasions depuis 2017, et que j’adore – et qui aura peut-être droit à son article aussi, on verra.

Je vous entends déjà, vous les esprits acérés à qui on ne la fait pas, vous les fines mouches qui guettez du coin de l’œil si l’épicier ne laisse pas traîner son pouce sur la balance pendant qu’il pèse vos rillettes. Vous pensez : si elle n’aime pas le style fifties, pourquoi porte-t-elle la même robe dans deux autres versions ?!! Parce que ces deux robes sont en maille unie, ce qui change tout. Tombé, drapé et motif : le résultat d’une cousette est conditionné à 67% par le tissu et à 33% par la technique et le bon seyant. J’aurais pu dire 60/40 à la louche, mais j’aime être précise avec les chiffres bidons.

NOTE FINALE : 8/20 pour la robe Betty. Sans surprise. Cette note basse ne sanctionne pas tant une réalisation, qui en soi n’est pas vilaine (enfin moi je trouve), qu’un combo modèle/tissu non pertinent pour moi.

Conclusion : un vêtement réussi, ce n’est pas simple comme deux coups de surjeteuse. Il ne suffit pas qu’il vous aille physiquement, encore faut-il qu’il habille votre personnalité avec justesse.

Je vous laisse méditer sur cette pensée profonde ; et me dire si les articles « feedback » de ce type vous intéressent, auquel cas je pourrai en publier de temps en temps, car WordPress a peut-être vidé ma corbeille, mais il n’a détruit ni mon âme, ni mes archives photos.

26 Comments

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    cyqlaf

    Alors … Que dire … D’abord, j’ai cru que t’avais collé la photo du magasine avant de me dire que cette coupe n’était pas si pire. /* Non, c’est pas du français mais tout le monde a compris. */ Même si, OUI, vive la tondeuse dans ton cas. /* Moi, quelqu’un approche un objet vaguement coupant de mon opulente chevelure et je le défonce, ok ?*/
    Sinon, j’adore le style 50’s. & j’ai une collègue qui s’habille comme ça. Tous les jours. Bon, je pense qu’elle avant dejà 30 voire 40 ans dans les fifties mais celà n’engage que moi. Elle s’habille comme ça et je kiffe.
    Moi aussi j’ai essayé, on a toute essayé ! /* Que celle qui n’a pas essayé se lève qu’on lui lance des cailloux. Parce qu’elle ment ! */ Et c’est le drame. Ça ne va pas à tout le monde … Même si je trouve qu’elle est quand même pas mal. /* Quand elle est repassée, oui, je sais … fourbe coton qui froisse ! */
    & en gris et en noir, mama mia ! t’es CA-NON. et je pèse mes mots. /* Je mets même le pouce dans la balance, tiens. */
    Bref, en jersey / maille / un peu extensible, elle est superbe.
    & oui, un recyclage paupiette s’impose. Une petite robette été ??? Yes, you can !

  2. 2
    cyqlaf

    Aaah et sinon, moi je profite lâchement du MMM /* Me Made M….. onth, … ittwoch, … ercredi, … etc */ pour faire un bilan de mes fringues … Mais c’est une bonne idée de carrément en parler !

    • 3
      MlleCarnot

      Excellente idée ! Moi je kiffais tes premiers articles je les avais tous lu et je trouve inadmissible que WordPress les ait effacés. (J’avoue aussi que je kiffais tes coupes de cheveux (qui l’on inspirée chez le coiffeur) j’ai essayé et la coupe Playmo et la coupe très courte (mais mon coiffeur n’a jamais osé la tondeuse).
      Et je suis POUR des retours dans le temps. Parce que mois je couds pour porté. Et je trouve que Instagram a beaucoup trop un effet de mode où il faut avoir cousu le dernier patron qui vie t de sortir ont le voit 3 mois et après il est aux oubliettes. Et effectivement que deviennent nos vêtements que nous avons cousu il y a des années est ce qu’on les met toujours ? Moi je fais le bilan comme cyclaf lors du memademonth. 🙂
      J’ai hâte de lire tes prochains articles

      • 4
        Marjolaine

        Alors là je suis ravie d’apprendre que j’ai pu être une inspiration capillaire, moi qui ai tant galéré à trouver mon style (réponse : toujours plus court !!!). Je suis d’accord à 100% de ton analyse sur Insta et l’immédiateté… jusqu’à disparition. De même pour les patrons, je trouve. j’avais fait le memademonth en 2019, pas sûre que je le refasse en 2020 (ma garde-robe n’a pas changé tant que ça) mais j’approuve le principe !!!
        Merci pour ton adorable message en tout cas 🙂

  3. 5
    Ziata

    Ah, je constate avec plaisir que Word Press n’a pas réussi à détruire ton âme, ni ta faconde.
    Très bonne idée, de revoir d’anciennes réalisations et de les jauger avec le recul des années. Ceci dit, cette robe a son charme. Dire que tu n’as rien à lui adjoindre comme veste et chaussures est certainement un prétexte fallacieux, dans la mesure où n’importe quelle petite veste en jean, n’importe quel blouson type Perfecto en simili cuir, n’importe quelle paire de baskets un peu fantaisie feraient l’affaire haut la main.
    Le plus rédhibitoire étant très certainement le fait que cette robe se froisse aussi facilement. C’est très gênant en effet. Même l’été quand il fait très chaud. Ou alors pour aller à la campagne, genre balade à vélo à travers les chemins bordés de champs de blé, de coquelicots et de bleuets. Très esprit Années 50, n’est ce pas ?

    • 6
      Marjolaine

      Tu as totalement raison sur ces associations qui seraient très sympas, en effet. Mais effectivement il y a « l’effet kleenex » (que je déteste) et puis tout simplement, une inadéquation générale de style ! Par contre, je me vois tout à fait en train de me balader en 1952 dans la campagne normande avec cette robe 😀

  4. 7
    Francoise W.

    Les années passant, les goûts changent et notre personnalité aussi : 8-10 ans après, on ne s’habille plus de la meme façon et on n’a plus les mêmes coups de coeur, surtout quand on se rend compte qu’une pièce sur laquelle on a suée, est complètement décalée par rapport au reste du dressing. Ceci étant, j’ai gardé certaines pièces que je porte de temps en temps, très fière de pouvoir encore rentrer dedans 20 ans après leur fabrication (et oui, je ne suis pas née de la dernière pluie…). Ce qui est intéressant dans ce projet un peu foireux, c’est que finalement, il a servi de terreau à deux réalisations qui sont elles, bien plus souvent portées visiblement, c’est déjà pas si mal.
    Alors, oui, cette thématique est intéressante à plus d’un titre et je vote pour la revoir régulièrement chez Sabali !

    • 10
      Marjolaine

      Merci pour ton message et ton témoignage ! Clairement nos goûts changent avec les années, c’est vrai et je l’ai expérimenté. En fait, plus précisément, mon goût s’est affiné. Avant, j’allais vers les modèles que je trouvais jolis, sans trop de réflexion sur leur cohérence, et leur pertinence avec mon style. Aujourd’hui, je fais moins ce genre de boulette… Ca s’appelle l’apprentissage !! 🙂

  5. 11
    Verplancke

    Génial! Quel style (malgré tout ce que tu peux raconter, la robe te va à ravir!) et quelle écriture! J’adore et oui, à refaire pour d’autres cousettes. PS: je n’avais pas conscience du ratio 67/33 mais ça explique maintenant tellement de déceptions post-couture chez moi!

    • 12
      Marjolaine

      Merci, c’est super gentil, ça me fait plaisir 🙂 Bon, je t’avoue que j’ai un peu inventé ce ratio… Mais je suis persuadée qu’il est pas loin de la vérité !!

  6. 13
    La Belle Arsène

    Je trouve la robe très réussie et très seyante, bravo. Je la porterais volontiers, moi, y compris dans son combo rose à pois. :-). Mais j’ai la silhouette sablier et je rechercher justement tous les modèles qui la mettent en valeur.

    La portabilité d’un modèle est un critère essentiel pour moi, ne serait-ce que parce que je couds lentement… m’investir dans un modèle que je ne porterai pas ou qu’une fois me désole d’avance. 🙂

    • 14
      Marjolaine

      Merci beaucoup ! 🙂 Je la trouve jolie sur le cintre, c’est juste qu’elle ne correspond pas du tout à mon style ! La portabilité est bien sûr essentielle, c’est une leçon durement apprise entre mes débuts et aujourd’hui ! J’ai moins de rebut dans ma garde-robe fait main aujourd’hui… C’est un long apprentissage !

  7. 15
    Magalie

    Ce type d’article est très intéressant le livre the curated Closet m’a induit à prendre en photo mes tenues quotidiennes depuis septembre et un bilan sera fait un jour ou l’autre sur le blog. J’ai l’impression que planifier une ou deux tenues : veste, chaussures, météo… avec chaque projet de couture au préalable aide à éviter l’excitation d’un projet à court terme, sans avenir certain. Participes-tu à #thegreatmodulesewalong ?

    • 16
      Marjolaine

      Non, je ne connaissais pas ce livre, j’ai regardé un peu ce que tu en disais sur ton blog, c’est très intéressant !! Je n’aurais pas le courage de rentrer dans une démarche aussi aboutie, je le fais de façon instinctive et pas-à-pas, même si je suis consciente que ma garde-robe aurait besoin d’être revue. Je ne connaissais pas The Great Module Sew Along, c’est intéressant aussi ! Je réfléchis beaucoup, quand je couds, aux associations. C’est la résultante de beaucoup de plantages, de vêtements cousus qui n’allaient avec rien d’autres, etc. Maintenant, je couds rarement un vêtement sans l’associer mentalement à autre chose que j’ai dans ma garde-robe, voire à un futur projet donc c’est un peu le mêm principe 🙂

  8. 17
    AgCouture

    Superbe article qui comme à ton habitude me fait énormément rire.
    Sinon très bonne idée de nous faire un bilan, cela permet de se rendre compte que nous ne sommes pas les seules à faire de mauvais choix stylistiques mais aussi de réfléchir à nos propre « que sont t’ils devenus… »
    Merci et j’ai déjà hâte de lire le prochain 😉

    • 18
      Marjolaine

      Contente que ça t’ait intéressée, merci pour ton retour !! Eh oui, les mauvais choix stylistiques ça nous concerne toutes 🙂

  9. 19
    Laissons Lucie Faire

    C’est une très bonne idée ces articles « bilan » et de toute façon c’est toujours un réel plaisir de te lire. Le choix du tissu est effectivement déterminant pour la réussite d’un projet. Je suis aussi passée par l’écueil « robe en popeline qui froisse en 5 secondes ». C’était aussi une robe fifties, vraiment le même style que la tienne et cousue plus ou moins à la même époque, c’est marrant 🙂

    • 20
      Marjolaine

      Hé hé, alors peut-être que c’est une étape obligatoire… L’apprentissage !! 🙂
      En tout cas merci pour ton passage et pour ton message qui fait plaisir 🙂

  10. 21
    Sophie Weiss

    J’adore ce type d’articles ! je valide la création de cette section du blog et me réjouis de te lire régulièrement dans tes articles, j’adore ta touch’!

  11. 23
    Eliflo

    Comme la plupart, je la trouve très jolie et plus que portable, cette robe. Il y a juste la froissabilité qui pourrait être gênante. Pour le reste, j’aime les 3 versions du modèle, mais bien sûr, il faut se reconnaître dans ses vêtements . Mais pour se décaler un peu, parfois, elle peut être sympa aussi, non?

    • 24
      Marjolaine

      Tout à fait, je suis d’accord (en toute modestie !) : elle est jolie et portable. En fait, c’est vraiment plus une question de style que de façon. Je ne me sens pas à l’aise dedans parce qu’elle ne me correspond pas. C’est fou ce que nos vêtements peuvent dire sur nous, finalement 🙂

      • 25
        Ziata

        Et il n’y a personne autour de toi qui la voudrait ? Une à qui ça irait, et à qui ça plairait ? Elle est trop belle pour rester au placard et finir dans une benne à vêtements usagés.

        • 26
          Marjolaine

          Oui, je l’ai proposée à deux copines mais il faudra attendre la fin du confinement pour déterminer sa future nouvelle propriétaire !

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