Jean best friend #2019 #semaine24

Le bilan couturier de la semaine ne cassera pas trois pattes à un canard : j’ai décalqué un patron. Faute de temps, la marinière qui doit en découler ne prendra vie que la semaine prochaine.

Donc cette semaine, retour en images sur une couture du mois dernier, dont je suis bien fiérote : mon premier jean skinny.

Il existe des jeans boyfriend : celui-là serait plutôt mon jean best friend. Un soutien fidèle, présent dans les moments difficiles : c’est-à-dire à peu près tous les matins, en ce moment.

En bon best friend, il est arrangeant : il va avec des baskets comme avec des talons, avec du noir comme des couleurs vives, et il est d’un confort inégalé. Vous le voyez ici associé à mon amour chaussuresque de cette année, ces tennis Bocage en velours ras noir, brodées de petites abeilles dorées… Dieu bénisse le marché de la godasse d’occasion ❤️

Le modèle, c’est du Burda : le #115 de mars 2014. Burda taille grand (l’Allemande est athlétique et vigoureuse, Madame !), et mon tissu était très extensible (denim léger qui venait des Coupons de St-Pierre, en stock depuis deux ans). Je suis partie direct sur une T36 un poil ambitieuse (ça dépend du menu de la cantine, disons). Le tout sans toile : direct dans le grand bain depuis le plongeoir des 10 mètres. HO HÉ ÇA SUFFIT LES TOILES HEIN.

Et pourtant Dieu sait que je redoute la couture des pantalons… J’en avais jusqu’alors deux à mon actif (en dix ans : on devine une certaine tendance au « courage fuyons ») – tous deux peu portés avant d’être définitivement virés pour cause de seyant foireux.

Situation intolérable, puisque je porte des pantalons environ 90% du temps.

Mais avec Burda, je tombe rarement à côté, il faut l’admettre. Je n’ai pas eu à m’affranchir du patron, car tout était nickel – à la condition de supprimer l’entoilage de la taille, qui annulait l’extensibilité du tissu, me donnant ainsi une vilaine silhouette de muffin.

J’avais peur que la ceinture ne se racrapote sur elle-même à l’usage, mais elle ne le fait que dans une proportion acceptable.

Seules modifs : j’ai zappé la poche revolver, raccourci la longueur des jambes (du pantalon, pas les miennes) de façon à tomber pile au niveau de la cheville, et j’ai déplacé d’environ 5 mm la ligne de montage de la fermeture éclair, côté droit (le mien), vers le milieu devant. Je l’ai rapprochée du centre car la patte bâillait, et rendait la fermeture trop visible.

Ce qui m’amène au seul point faible de ce pantalon, car nul n’est parfait : le tissu est léger et le fute est très ajusté. Résultat : la fermeture éclair a décidé de prendre son indépendance, et de descendre dès que ça lui chante : grosso modo à chaque fois que je m’incline vers l’avant. C’est agaçant au possible. J’y ai remédié par un bricolage : un petit bout d’élastique rond passé dans le curseur, noué en cercle, qui se glisse autour du bouton riveté, dont j’étais bien contente au passage, pour obliger la fermeture à rester en haut. Évidemment, ce système a pété samedi en pleine journée de boulot et je dois le refaire…

Cette imperfection m’énerve, car je pourrais avoir le jean parfait ; et au lieu de ça, j’ai besoin de 15 secondes de temporisation à chaque fois que je vais pisser.

J’y survivrai, mais pour les petits frères que je ne vais pas manquer de lui faire cet automne, je pense que je ferai une braguette à boutons qui règlera le problème ; et au passage j’augmenterai la fourche dos d’un ou deux centimètres, pour que le pantalon vienne dans le creux naturel de ma cambrure. On va dire que c’est une toile très très portable.

A noter qu’il a de belles poches, mon pantalon best friend, proprement doublées à l’avant, et surpiquées avec fantaisie sur la fesse droite. Il a aussi les petites surpiqûres d’usage un peu partout.

On est tout le temps fourrés ensemble, je l’emmène partout, je n’ai qu’une hâte : qu’on soit une belle bande de copains, lui, ses clones à venir et moi !

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16 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 9
    Charlotte

    Beau boulot… Et si ça peut te rassurer, j’ai un jean du commerce (qui parait pourtant parfaitement à ma taille) dont la fermeture éclair choisit aussi, assez régulièrement, de prendre son indépendance ; elle procède par une sorte de reptation qui n’est pas sans rappeler celle de la chenille arpenteuse et hop, tout d’un coup elle est ouverte ! Je vais d’ailleurs certainement utiliser ton truc pour essayer de la dompter

    • 10
      Marjolaine

      La reptation de la chenille arpenteuse oui c’est tout à fait ça !! Qu’est-ce que c’est agaçant, ces fermetures qui prennent la confiance…

  2. 15
    Laissons Lucie Faire

    Super beau ! C’est marrant je viens de coudre deux exemplaires du même modèle, pourtant pas très récent, un beige et un en jean. J’adore le résultat, c’est vraiment un super patron. J’en avais déjà cousu deux en jean il y a 5 ou 6 ans. Coudre plusieurs fois le même patron, c’est la vie !

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