La parenthèse enneigée

Aujourd’hui, on ne va pas se causer chiffon. Ou alors doudoune, polaire et grosse maille. Mi-février, je suis allée passer une petite semaine à Montréal, j’ai plutôt envie de te livrer mes impressions de voyage.

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Vue depuis le Mont-Royal

 Pour celles ou ceux qui s’en foutraient complètement (et bien légitimement), et qui n’ont pas envie de parler d’autre chose que de parementure et de surfilage : j’ai une robe sur le métier qui demande encore un peu de boulot, revenez dans une dizaine de jours (en version optimiste) ou dans trois semaines (en version réaliste), et vous pourrez vous vautrer dans l’évocation technique la plus hardcore – bande de bêtes.

 Pour les autres : je n’ambitionne pas l’écriture de « L’Ultime Petit Guide Pratique de Montréal par -20° », mais plutôt celle d’un kaléidoscope d’impressions, d’autant que ce n’est quand même pas tous les jours qu’on peut placer le mot « kaléidoscope » dans un blog de couture. Ça me rappelle une anecdote de lycée, j’avais quelques camarades potaches qui avaient rendu un devoir après avoir fait le pari de glisser dedans le plus grand nombre d’occurrences du mot « patate ». L’un d’eux en avait mis près d’une quarantaine. Il y a des zéro qui sont de véritables victoires – même si nos mamans sont rarement de cet avis.

Voilà, 2e paragraphe, et j’ai déjà perdu la moitié de mon lectorat. C’est te dire si je n’ambitionne pas le prix Albert-Londres avec ce récit de voyage.

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Pour parler de voyage, justement, quoi de mieux que le verbe lyrique et exalté du grand St-John Perse ?

« Mon cheval arrêté sous l’arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu’il n’est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves »

 … Que je me permets de pasticher avec toute l’humilité que méritent les grands poètes :

« Mes Moon Boots plantées dans la neige pleine de, euh, neige, je ne siffle rien du tout parce que j’ai les lèvres gercées et franchement, j’ai failli me casser la gueule pour la 3e fois en une demi-heure sur une plaque de glace, donc les promesses du fleuve, si j’étais vulgaire, je te dirais bien où tu peux te les carrer. »

 Montréal en février, en deux mots ? C’est. Froid.

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Va falloir attendre deux minutes avant de réutiliser la bécane…

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Sur le St-Laurent, ce n’est pas de l’écume, c’est de la glace. Il fait beau, mais si tu fais trempette, tu meurs en moins de dix secondes, à mon humble avis.

Tu connais cette petite légende urbaine que tout le monde se raconte ? Tu sais, cette histoire qui refait surface quand tu annonces que tu vas visiter un pays très froid ? Selon laquelle entre -5° et -25°, finalement, on ne voit plus trop la différence… il fait juste froid… on est bien couvert… tout ça.

C’est faux. Arnaque totale. Quand il fait -5°, il fait super froid. Quand il fait -25°, eh ben il fait vingt degrés de moins. Il ne fait pas super froid : il caille sa mère un truc de dingue.

Concept que les Québécois semblent partager, à leur façon : quand il fait -5°, pour eux, c’est déjà le retour du printemps : tu les sens à ça de claquer les tongs, les boules de pétanque et la petite mousse en terrasse.

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On se fait bronzer ?

Ce qui est amusant, c’est que j’ai entendu la même petite phrase pendant toute la semaine, à lire sur un ton rigolard : « Ah ben t’as choisi la pire période pour venir !! ». Et de fait, il semblerait que ce soit l’un des hivers les plus froids au Québec depuis un paquet d’années.

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Mont-Royal

Je n’avais pas vu autant de neige depuis février 1993, l’année où je suis partie en classe de neige à St-Gervais, en sixième. Toute ma classe avait eu sa première étoile, mais moi uniquement mon flocon parce que j’étais incapable de faire un chasse-neige correct. De cette inoubliable humiliation, s’est ensuivie une bien légitime aversion pour les sports de glisse, la neige, la glace et toute forme d’eau cristallisée (sauf pour les glaçons dans la vodka… là, je prends sur moi). C’est bien simple, la personne qui te parle a vécu cinq ans à Grenoble sans foutre le pied sur une piste. Donc Montréal, en février 2015, m’a donné l’occasion de voir plus de neige en sept jours qu’en cumulé sur les vingt dernières années. Et je n’avouerai jamais, même sous la torture, que j’ai vraiment aimé ça (… bon ok, rangez les chalumeaux les gars). Oui, parce que la neige à Montréal, ce n’est pas la bouillasse marron qui se forme sur nos routes de banlieue parisienne au bout de deux heures environ. Certes, les rues sont déneigées, les trottoirs le sont partiellement (et l’escalier qui monte chez Romain, mon hôte : jamais). Mais la neige est partout ailleurs, et elle tient fièrement sans broncher. Il y a des congères partout en ville. Dès qu’on se promène dans le Mont-Royal, ce grand parc au cœur de la ville, on est tout de suite pris dans le silence feutré et le blanc partout. Et c’est joli.

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Je la verrais bien en pendentif, cette croix. A la Madonna, genre.

J’ai eu droit aux -5°, comme aux -25°. Voire un petit -29° en ressenti, un jour qu’il ventait. Dieu merci, j’étais équipée. Tu l’auras compris, je ne suis pas du genre à partir « aux sports d’hiver » tous les ans, aussi étais-je assez peu dotée de vêtements chauds, mais je suis par contre munie de copines moins skiophobes que moi, et fort urbaines, qui m’ont fait l’amabilité de me prêter les diverses couches que requéraient ces températures hostiles (… et là, c’est pas beau comme du St-John Perse, cette phrase, sans déconner ?).

Que Sandrine, Chloé, Elisa, Mouline, Alda et Eléa soient nouvellement (et nommément) remerciées ici !

La sape idoine pour le Canada, c’est facile, c’est thématique : pull polaire, collant polaire, bonnet polaire, moufles polaires, écharpe polaire, chaussettes polaires, blouson de ski (intérieur polaire). Le style québécois hivernal, pour le résumer, présente assez peu de compatibilités avec le chic désinvolte et le délicieux « naturel étudié » de la Parisienne… Tu sais, celle qui se croit à Coachella en plein mois de décembre, et qui ne remise jamais ses Converse défoncées au placard (ni ses longs cheveux blonds « ombrés » remontés en un chignon gracile dont le négligé lui a demandé une heure et demie).

Là-bas, on passe sa vie à se saper/désaper. Petite mise en situation : imaginons une journée standard. Tiens, il fait -18°, c’est parfait, je vais aller me balader, il est 10h du matin. Avant de quitter l’appartement, j’enfile donc un pull polaire (par-dessus les deux couches de fringues que je porte déjà), je mets mon manteau… Je retire mon manteau parce que je dois d’abord mettre mes deux écharpes… Je remets le manteau… Je mets le bonnet, je mets les moufles… J’enlève les moufles parce que je dois encore mettre mes chaussures… J’enfile une chaussure, je la retire parce que j’ai oublié mon sac à dos au plein milieu du salon et que je ne veux pas tout dégueulasser avec mes pompes pleines de neige et de sel… Je récupère mon sac à dos, j’enfile les deux chaussures, je mets les moufles, ça y est je suis prête à partir, il est 10h45.

Je me balade, je marche, il y a du soleil (il fait froid quand même) et je vois des écureuils dans des parcs, tout cela est merveilleux.

Vers midi, admettons que j’ai faim / froid / soif / envie de faire pipi, ou un combo de tout cela. Je me pose dans quelque lieu accueillant. Et chauffé, bien sûr – foutrement chauffé. J’enlève donc mes moufles, mon bonnet, mon manteau, mes deux écharpes, la polaire, et je me résous à conserver mon collant sous mon jean, parce que j’ai la flemme absolue d’aller me changer aux toilettes pour l’heure que va durer mon repas. C’est bien simple, ce collant, j’ai pratiquement dormi avec pendant la semaine qu’a duré mon séjour.

Et puis vient le moment de repartir. Et là : je remets le pull, le manteau, ah non putain, les écharpes d’abord… etc.

T’as saisi l’idée générale. Rebelote quand je retrouve mon hôte pour boire un verre dans un bar à 18h. Rebelote quand on rentre à la maison pour la nuit. Rebelote tout le temps.

Montréal en hiver : pendant deux jours, j’ai renoncé à toute féminité. Le bonnet me donnait les cheveux tellement électriques que j’aurais pu alimenter en courant une ville de Playmobil pendant deux bonnes heures. Le premier soir, après mon arrivée, j’ai tenté le mascara avant de sortir boire un verre : on s’est pris une bonne rafale de blizzard dans la tronche, quand je suis arrivée au bar 500 mètres plus loin, je ressemblais à un raton-laveur.

J’ai réintroduit progressivement le maquillage et le brushing au bout de quelques jours. Mais on ne va pas se mentir : je ne ferai jamais la couv’ de Vogue US avec cette dégaine.

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Le tchador des neiges de Mouline, redoutablement efficace.

Les chaussures : un psychodrame.

On m’avait donc fort gentiment prêté une paire de Moon Boots, cette bonne vieille survivance moche mais efficace des seventies. Efficace, seulement, quand elles sont encore étanches. Ce que les miennes n’étaient plus, comme j’eus le malheur de le constater 24 heures après avoir commencé à gambader dans la neige comme un jeune bouquetin (… un bouquetineau ?).

Avoir les pieds mouillés par -20° ? Bien sûr. Pour une fois que j’avais une vraie raison de vie ou de mort d’acheter des chaussures ! Sauf que je n’avais pas de fric. Moi, quand je pars en vacances à l’autre bout du monde, je m’assure d’être à découvert avant, sinon je trouve qu’il y a moins de challenge.

Les Québecois sont équipés, forcément. Montréal regorge de magasins proposant une offre de chaussures étanches, solides et très, très moches. Et chères, en plus.

Voici donc les données de l’équation : il me fallait du solide, mais à un prix raisonnable, qui ne me donnaient pas l’impression d’être Nicolas le Jardinier quand je les portais, et que je pouvais remettre une fois de retour en France (donc raisonnablement fourrées).

Je cherchais le Graal de la chaussure, et sans un rond en poche.

Et tel le chevalier Perceval (c’est pas faux), je me suis laissé porter dans cette quête par la pureté de mon cœur, et j’ai cédé au doux chant d’une paire de Steve Madden, avec cette capacité de réflexion et cette patience qui me caractérisent quand je choisis des chaussures : en gros, j’avais sorti la Visa avant d’essayer la deuxième.

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En sortant du magasin, voilà que mon cœur (malgré tout sa pureté) s’affole et que je réalise que je viens de claquer une centaine d’euros que la banque met gentiment à ma disposition (moyennant agios). Que faire ? Les assumer, les rendre ? Je tourne autour du magasin pendant quinze minutes, en réduisant les cercles comme un requin (un requin qui se serait acheté des chaussures trop chères), avant de me décider : je VAIS les rendre. Pour achever de me convaincre, je rentre dans un autre magasin, je choisis une paire d’après-ski en plastique moches et raisonnablement chères, et avec la douceur de la pénitence au cœur, je retourne au magasin Steve Madden, pour m’entendre dire que mes chaussures étaient soldées et qu’elles ne sont pas reprises. Mais je peux obtenir un avoir dans le magasin ! (rires)

Je décide donc de les garder, et de rendre les autres. Qui étaient, devinez ? Soldées aussi ! Avec la même politique de (non-)retour ! Je pense que la responsable du deuxième magasin a dû lire toute la détresse dans mon regard. Elle me les a finalement reprises, et c’est le cœur léger (et beaucoup moins contrariée par rapport à mon compte en banque, du coup – voire avec l’impression de bien m’en tirer) que je suis sortie du centre commercial avec mes chaussures Steve Madden sous le bras. Que j’aime, même si j’ai pas mal défoncé le cuir dans la neige en faisant trois heures de raquettes avec…

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Oui, j’enchaîne avec des photos qui n’ont rien à voir avec le paragraphe précédent. Qu’est-ce que ça peut te foutre ?

Montréal est une ville où il est facile de manger bien, et varié. Toutes les cuisines du monde s’y trouvent. Ce qui reste pour moi une théorie, car j’ai surtout misé sur les burgers et les brunches bacon/saucisses/patates pendant cette période. Il faut dire que j’étais déjà venue à Montréal en 1997 et en 1998 (en plein été), et que j’avais quelques madeleines de Proust à réactiver, notamment un gros brunch chez Cora (rien à voir avec les supermarchés de chez nous).

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Avec les fruits qui déculpabilisent – même pas la peine de les manger !

Romain m’a emmenée manger chez Schwartz, un deli qui sert d’excellents sandwichs à la viande fumée (avec un énorme cornichon-pickel en accompagnement). Tellement bons que certains doivent s’y ruer sur une envie pressante, sans même prendre le temps d’enlever l’étiquette des fringues qu’ils viennent d’acheter.

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Chez mes amis Anne et Lionel, une petite fondue chinoise m’a donné l’occasion de goûter du bison et du wapiti ! Qui est un genre d’élan, et pas uniquement, contrairement à la croyance généralement répandue, ce magazine de notre enfance.

La poutine, on en parle ? Cette fameuse spécialité locale à base de frites, de sauce brune, et de morceaux de fromage pas fondus jetés négligemment sur l’ensemble… Non, on n’en parlera pas. Disons juste que quand je me suis fait servir le truc (à une bonne adresse pourtant, le Maam Bloduc, un petit snack tout ce qu’il y a de plus sympa et chaleureux, conseillé par le Routard et tout), j’ai regardé dans l’assiette de ma voisine et j’ai bien regretté de ne pas avoir tapé dans le classique brunch à saucisses.

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Qui a vomi dans mon assiette ?

 J’ai aussi allègrement testé l’offre de bière locale, qui est fournie et très bonne.

En somme, j’ai fait dans le diététique pendant une semaine. DSC_0152

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Non, ce n’est pas dangereux de rentrer chez soi.

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Payer des Steve Madden les yeux de la tête pour aller faire des raquettes avec, je suis résumée toute entière dans cette phrase.

Le week-end, nous sommes sortis de la ville pour aller nous confronter aux éléments hivernaux. J’ai déjà mentionné ma légère aversion pour le ski, mais j’avais bien envie de tenter les raquettes.

J’en profite ici pour remercier sincèrement et du fond du cœur Romain, mon hôte et ami, qui m’a accueillie à bras ouverts pendant une semaine, m’a emmenée manger et boire dans moults endroits sympas, et a finalement organisé ce petit week-end en plein air qui était juste génial. Un gros, gros, gros bisou de merci.

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Vue depuis le Mont Saint-Hilaire

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Bon hiver !

Les raquettes, c’était génial. J’ai fait taire la tendinite au genou que j’avais développée dès le début de la semaine à force de marcher dans la neige (authentique – je suis une sportive en carton) pour cheminer trois heures dans cette neige profonde et toute fraîche qui était tombée la veille. C’était tellement beau, lumineux, calme ! L’occasion de mobiliser une autre ressource littéraire (que veux-tu ? je suis un vade-mecum ambulant) : celle d’un de mes livres de jeunesse préférés, La sorcière de midi par Michel Honaker. La sorcière de midi vit dans la forêt enneigée, et elle vient prendre les enfants qui ne se méfient pas assez… Lecture que je conseillerais même à un adulte : ça ressemble à un conte pour enfants, raconté comme ça, mais c’est pas mal angoissant, comme roman. La forêt dans laquelle on crapahutait, j’avais l’impression que c’était celle de la Sorcière de Midi… mais juste après que les héros aient réussi à la vaincre. Lumineuse et paisible. Je me sentais bien.

Eh oui, les enfants, y’a pas que de la blagounette ici, on peut aussi faire péter de l’émotion !

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Honoré Mercier méritait bien ce vibrant hommage.

 Voilà. Il y a mille trucs dont je pourrais te parler. En tout cas, sache que c’était bien, bien, bien. Si je mesure la qualité du voyage à l’aune de la violence du retour et de la reprise du boulot, c’était même carrément génial. Je retournerai à Montréal… en été, parce que je voudrais profiter de la ville et de ses nombreux espaces autrement – sans investir dans un maillot de bain en polaire.

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Une bouche de métro. La neige est disciplinée.

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Il y a des églises à TOUS les coins de rue.

21 Commentaires

  • Sana
    5 mars 2015 - 00:25 | Permalien

    Je veux aller dans la forêt de la Sorcière de Midi moi aussi !!

    Sinon, super article, sacrée neige, et jolies photos ! J’arrive pas à croire que t’aies regretté la poutine. Je salivais rien qu’en la regardant. (Du FROMAGE et des FRITES quoi.)
    Je veux faire des raquettes aussi !

    Bref, ça fait super envie, je me programme un petit séjour là-bas pour l’hiver dans deux ans tiens !

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:47 | Permalien

      Nan mais je t’assure… C’est pas bon.
      Moi je vais me programmer un voyage vers chez toi plutôt :)

  • Kiki Jamme
    5 mars 2015 - 10:55 | Permalien

    Ah que j’ai bien rigolé ! Quel récit ! avec toutes tes « polaires » on s’y croirait… HIHIHIHI
    et les photos commentées… Superbes…!
    Je n’en ai pas loupé une miette !
    MERCI pour ce bon moment…surtout continue d’écrire ça nous fait du bien…
    Tiens-j’ai envie de t’embrasser…
    Allez je t’embrasse
    À plus tard !

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:47 | Permalien

      Merci Kiki Jamme pour ta chaleur ! Qui m’aurait été utile à Montréal :) Je t’embrasse aussi !

  • Sophie
    5 mars 2015 - 14:52 | Permalien

    Tout pareil que kiki Jamme!
    Oui je sais non seulement je suis originale, mais en plus je sais faire passer mes idées d’une manière très subtile et poétique!
    Heureuse de te lire…toujours! même sans parmentures!

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:48 | Permalien

      Merci Sophie ! On devrait parler parementure (entre autres) par ici dans pas troooop longtemps !

  • 5 mars 2015 - 15:55 | Permalien

    Très chouette article, j’y vais bientôt rejoindre ma frangine qui y vit depuis quelques années, et comme le temps sera sûrement plus clément, ton post me convainc définitivement! J’ai très hâte, maintenant…

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:49 | Permalien

      C’est vraiment une super ville, et les étés y sont très beaux ! Tu vas bien en profiter !! Bon voyage !

  • 6 mars 2015 - 21:11 | Permalien

    bon j’ai tout lu… sisi!!! comme quoi tu n’a pas perdu tous les lecteurs! et j’avoue j’aurais presqu’envie d’y aller tiens… quoique -25° euh… je suis pas sûre d’y arriver!

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:49 | Permalien

      J’avais beaucoup d’appréhension aussi pour les -25°. Mais le secret c’est… le polaire !

  • 8 mars 2015 - 16:19 | Permalien

    Moi aussi j’ai tout lu, comme quoi même s’il n’est pas toujours du niveau de St John, cet encart National Geographic est plus digeste qu’une poutine !

    • Marjolaine
      9 mars 2015 - 12:50 | Permalien

      Merci Biquette, mais je ne comprends pas ce que tu veux dire par « pas toujours au niveau de St John »…

  • 10 mars 2015 - 12:55 | Permalien

    J’ai beaucoup ri avec le coup des Converses défoncées. Que j’ai expérimentés à Nancy en plein hiver dans la neige.
    Qui m’ont permis de choper des engelures (oui oui oui, même par -5 ça suffit).
    Qui m’ont permis d’entendre cette phrase mémorable de ma pharmacienne parisienne : « mais ça n’existe plus les engelures »…
    Bref, tout ça pour dire, que ces nouvelles chaussures ont l’air fort sympathiques et parfaitement adaptées à la raquette…
    Merci pour cette parenthèse (surtout qu’en plus d’avoir une passion pour les surpiqûres, j’ai une passion pour le froid…).

    • Marjolaine
      27 mai 2015 - 12:33 | Permalien

      Les engelures, quelle horreur ! Je me souviens en avoir eu quand j’étais petite. Pourtant je ne courais pas pieds nus dans la neige, j’avais des parents décents et tout ça…

  • Boulette de Compet'
    4 avril 2015 - 16:13 | Permalien

    Je suis exilée au Québec depuis quelques années maintenant et j’ai vraiment adoré ton article car tu décris exactement ma vie en hiver ^^ Surtout la difficulté de s’habiller chaudement pour aller bruncher (ou aller faire l’épicerie et se retrouver sans place pour tes courses dans son panier, car une fois dans le magasin tu as dû enlever bonnet, gants et écharpes et qu’il fallait bien les mettre quelque part…).
    Et tu sais quoi ? En ce week-end Pascal il fait encore -10°C :p Autant dire que c’est pas encore le moment de ressortir les Converses (quoique j’ai déjà repéré des humains-mutants capables de les porter toute l’année, même par -30°C, faudra qu’on m’explique…).
    En tout cas, si jamais tu veux revenir dans la Belle Province, je te conseille l’automne, il fait chaud sans être trop humide, et la beauté des couleurs, c’est juste malade !

    PS : je suis fan de tes nouvelles chaussures :)

    • Marjolaine
      7 avril 2015 - 11:19 | Permalien

      Hey, je suis contente si c’est parlant !!! C’était vraiment cool, ce voyage, mais me désaper toutes les dix minutes ne me manque pas :)
      Et les -10°C ne me manquent pas non plus, vu le joli week-end pascal qu’on a eu, en France…
      Oui, l’automne, j’adorerais ! Je rêve de voir toutes ces belles couleurs. Mais… je n’aurai pas l’occasion de remettre mes chaussures s’il ne fait pas assez froid 😀

  • Sylvain D.
    11 mai 2015 - 14:21 | Permalien

    Depuis Twitter, je suis d’abord tombé sur ta dernière robe et puis curieux comme je suis je vois que tu parles de ton voyage à Montréal ! Forcément je regarde !
    J’aime beaucoup ta façon d’écrire avec beaucoup d’humour. Je te reconnais bien là ! 😉
    J’adore le : « Arnaque totale. Quand il fait -5°, il fait super froid. Quand il fait -25°, (…) il caille sa mère un truc de dingue. » lol.
    Et puis j’ai bien compris je ne te parlerai plus de neige ou de glace sauf pour l’apéro bien sûr !
    Et j’adore aussi le : « Là-bas, on passe sa vie à se saper/désaper. » ! Si je suis tes conseils il faut que je mette des collants aussi si j’y vais en hiver ?
    Bon Bref, ton « kaléidoscope d’impressions » est réussi !
    Bisous. A bientôt.

    • Marjolaine
      14 mai 2015 - 20:15 | Permalien

      Hello Sly ! Ca fait plaisir que tu sois passé par ici ! Merci pour ton commentaire ! Effectivement, la glace, je réserve ça à la vodka désormais 😀 Si tu veux, je te prêterai mes collants quand tu iras là-bas… Collants polaires évidemment ! Bisous, à très vite.

  • 29 février 2016 - 19:10 | Permalien

    J’arrive un an après ton voyage, et ça m’a fait sourire en ce 29 février enneigé/glacé où j’ai eu besoin de l’aide à deux reprises de Montréalais bien intentionnés pour m’aider à sortir de mon stationnement.
    Mes 3 premières années à Montréal, j’ai porté des collants sous les pantalons tout l’hiver. J’ai arrêté de la faire il y a 10 ans, et je me suis mieux équipée en manteau, bottes et accessoires.
    L’hiver dernier, tu as eu la bonne idée de visiter le pays alors que les météorologues n’avaient jamais enregistré de telles températures. Au moins, tu as vu le pire du pire. T’aurais pu tomber sur l’hiver le plus enneigé aussi, en 2008.
    Le petit plus «voyage» qu’il a manqué à ton expérience: t’immerger dans une famille avec de jeunes enfants. Le coup du sape-désape, tu le fais pour toi ET pour les marmots (multiplié par le nombre d’enfants, ça peut aller vite). En moyenne, un enfant s’habille/déshabille 5 à 7 fois par jour quand il fréquente l’école (chaque récré, finalement). Avec les enfants, tu te réveilles le matin, et tu te rends compte que la voiture est enterrée et que la seule façon de les porter chez la nounou, c’est en traineau. Tu sues ta vie en les tirant, tes cheveux brushés du matin sont fichus et tu te présentes la bouche en cœur au travail les vêtements trempés, froissés et le mascara dégoulinant.
    Là, on est le 29 février, je sais qu’il reste encore 1 mois et demi d’hiver — > je pleure.
    Du coup, j’ai bien envie d’une poutine à midi…

    • Marjolaine
      1 mars 2016 - 00:37 | Permalien

      Oh mon dieu. Tu viens de décrire l’enfer. Comment peut-on avoir le temps de faire quoi que ce soit s’il faut passer sa journée à habiller et déshabiller trois ou quatre personnes ?…
      Ou alors il faut se lever à 5h du mat’…
      L’enfer, définitivement.
      Merci de ton passage 😉

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