Trois sacs en trois jours

J’ai une famille nombreuse, où les anniversaires sont célébrés par grappe, étant donné notre éloignement géographique.

En août, tous réunis chez l’une de mes soeurs pendant cinq jours dans le Tarn, nous avons ainsi commémoré la naissance d’une soeur, d’un frère, d’un neveu, d’une belle-soeur et de moi-même – et aussi un peu de not’ petite maman.

Trois jours avant le départ, mes cadeaux étaient (presque) tous achetés, (presque) tous emballés quand m’est venue l’idée que ce serait sympa, quand même, d’ajouter une petite touche de « c’est-moi-qui-l’ai-fait ». Mais en étant mercredi midi avec un départ prévu le dimanche aux aurores (… ou presque), les options étaient minces. Je me suis vite décidée pour des sacs.

Comme mon neveu de huit ans est encore peu intéressé par les sacs à main, j’ai choisi d’entrée de jeu de m’en tenir aux Playmobil pour lui.

Mon frère a deux décennies de plus, mais je me suis dit qu’à défaut de lui trouver THE modèle de sac masculin qui irait bien, je risquais la faute de goût.

D’où une réduction cruelle et arbitraire de la liste des récipiendaires à ma mère, ma soeur et ma belle-soeur.

Donc le mercredi midi, au moment de l’illumination, j’avais environ trois jours ouvrables pour réaliser trois sacs aux finitions suffisamment nickel pour être offerts. Avec, à inclure également dans le programme, le bouclage de mes lessives, de mon ménage et de mes valises avant de partir.
Facile.

… Non, c’est faux. J’ai passé les trois jours suivants à coudre (et à découdre) environ 8 heures par jour, au pas de charge pour avoir fini à temps, au point que la veille du départ, pour la première fois de ma jeune expérience de couturière, je me suis dit que passer une semaine sans coudre allait être un soulagement. Quand on connaît mon addiction à ma Brother, ça dit à peu près tout.

Je te passe les arrachages de cheveux sur les matières qui ne passaient pas bien sous le pied de biche (simili, plastique…), les ajustements divers et variés, les changements d’avis en cours de route… pour te livrer de but en blanc le résultat : trois sacs en trois jours. Ou presque, car j’ai quand même achevé certaines finitions dans la voiture pendant le trajet… 

Alors, dans le détail. Pour môman, j’ai réalisé un sac polochon en véritable plastique d’autruche ! doublé de coton rose avec la petite poche pour y glisser son portable et/ou ses clés.

Pour ma soeur, j’ai préféré faire une petite pochette girlie avec fermoir métallique, en jean noir et coton bleu pour le noeud et la doublure, avec des petites perles sur le noeud pour renforcer encore ce côté « je suis une fiiiiille ».


Et pour ma belle-soeur, un grand cabas fourre tout orné d’une mosaïque d’images diverses.

N’ayant pas pensé à prendre des photos pendant et après la confection (j’ai quelque peu manqué de temps…), je remercie les trois destinataires qui les ont prises !

J’ai réussi mon challenge de couture intensive, j’ai pu offrir les trois sacs à temps. De là à ce qu’ils plaisent, c’est encore autre chose. Mais au moins, comme les finitions sont propres, elles pourront toujours les refiler à quelqu’un d’autre ! 

2 Commentaires

  • mamounette
    11 septembre 2012 - 21:35 | Permalien

    Je savais bien que tu n’avais pas fait ces sacs d’un claquement de doigts, mais d’imaginer ces trois jours d’intense travail,…penchée sur ton ouvrage… fignolant les détails….avec tout l’amour que tu as mis dans ces réalisations: ça me touche énormément;

    Et mon petit sac polochon et moi, on ne se quitte plus!!!!

  • Marjolaine
    11 septembre 2012 - 22:54 | Permalien

    Tant mieux ! C’était quand même fun de les faire !!! Même si parfois je sature, je m’amuse toujours !

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